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PACA : La SAFER et le Conservatoire du littoral unissent leurs forces pour sauver le littoral et l’agriculture

La SAFER Provence-Alpes-Côte d’Azur et le Conservatoire du littoral ont renouvelé, ce 17 juin 2026 à Manosque, leur convention de partenariat pour une durée de neuf ans. L’objectif est clair : protéger les espaces naturels, agricoles et littoraux dans une région soumise à une pression foncière croissante, à l’artificialisation des sols et aux effets du changement climatique. Avec plus de 46 000 hectares déjà préservés en PACA, dont 6 000 dédiés à une agriculture compatible avec la préservation des milieux, ce partenariat vise à renforcer la coordination entre les acteurs pour maintenir des usages durables et limiter l’érosion de la biodiversité.

Pourquoi ce partenariat est-il crucial ?

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur fait face à des défis majeurs. L’artificialisation des sols, qui a déjà transformé 9,4 % des terres naturelles et agricoles en France, menace directement les équilibres écologiques et économiques de la région. Parallèlement, le changement climatique aggrave les risques d’érosion côtière, de montée des eaux et de salinisation des terres, rendant les espaces littoraux encore plus vulnérables.

Dans ce contexte, la SAFER PACA, experte du marché foncier rural, et le Conservatoire du littoral, chargé de la protection des espaces naturels, ont décidé de renforcer leur collaboration. Leur ambition est double : anticiper les opportunités foncières grâce à une veille active sur les secteurs prioritaires, et préserver les terres agricoles en favorisant l’installation d’agriculteurs engagés dans des pratiques durables. Près de 40 % des terres gérées par le Conservatoire en PACA sont aujourd’hui cultivées en agriculture biologique, un levier essentiel pour la biodiversité.

Comment ce partenariat fonctionne-t-il ?

La convention prévoit une surveillance accrue des secteurs stratégiques, où les risques de changement de destination des terres sont les plus élevés. La SAFER apporte son expertise en analyse foncière, en conseil juridique et en accompagnement technique pour les acquisitions. Lorsqu’un bien du Conservatoire se retrouve sans exploitant, la SAFER intervient pour sélectionner un nouvel agriculteur via un processus transparent : appel public à candidatures, instruction des dossiers, et arbitrage en commission technique départementale, associant le Conservatoire, les Chambres d’agriculture et les gestionnaires de sites.

Ce partenariat s’inscrit dans une logique de complémentarité entre deux opérateurs fonciers : le Conservatoire du littoral, dédié à la protection des espaces littoraux et lacustres, et la SAFER PACA, opérateur foncier rural, mobilisé pour la préservation des espaces agricoles, naturels et forestiers.

Quels enjeux pour l’agriculture et la biodiversité ?

L’agriculture joue un rôle clé dans la préservation des paysages et des écosystèmes. Les pratiques agricoles, comme le pâturage ou les cultures extensives, permettent de maintenir des milieux ouverts et de limiter l’enfrichement. L’agriculture biologique, qui représente 40 % des conventions agricoles du Conservatoire en PACA, est particulièrement efficace pour préserver la biodiversité et s’adapter aux défis climatiques.

Cependant, le littoral méditerranéen reste sous tension. L’érosion côtière et la submersion marine, aggravées par le changement climatique, menacent les populations et les activités économiques. Les habitants de PACA sont d’ailleurs 66 % à se sentir vulnérables face à ces risques.

Ce que dit la convention

La convention, d’une durée de neuf ans, prévoit un bilan intermédiaire à mi-parcours et pourra être révisée par avenant à la demande de l’une ou l’autre des parties. Elle confirme la volonté des deux structures de travailler main dans la main pour protéger le littoral et les rives des grands lacs, tout en maintenant des usages agricoles compatibles avec les équilibres écologiques.

Ce renouvellement s’inscrit dans une dynamique plus large de préservation des territoires, alors que la France s’est fixée l’objectif d’atteindre le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) d’ici 2050.

Et après ?

Les prochaines étapes incluent la mise en œuvre opérationnelle dès l’été 2026, avec un premier focus sur les secteurs les plus menacés, comme la Camargue ou les lacs alpins. À horizon 2030, l’objectif est d’atteindre 50 000 hectares protégés en PACA, dont 20 % dédiés à l’agriculture durable.

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La rédaction

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